Je crois que j'ai enfin mis le doigt sur mon problème : je suis masochiste. Non non, ne riez pas, c'est très sérieux ! Sinon, pourquoi resterais-je en sciences de la nature ? Depuis le plus loin que je me souvienne, j'ai toujours détesté les sciences et les maths. En fait, je détestais aussi l'histoire, la géographie, l'anglais, la grammaire et l'analyse de textes en français, la technologie et, vers la fin de mon secondaire, l'éducation physique (je suis très chiâleuse), mais ça, c'est une autre histoire. L'idée, c'est : Pourquoi suis-je si bornée à terminer mes sciences de la nature ? Je vois 2 possibilités à cela (outre le fait que je sois masochiste) :
1) La première, c'est que malgré mes notes qui ne sont jamais au-dessus de 80% dans mes matières spécifiques (merci à un examen de chimie et à 3 tests de maths), mon cerveau n'accepte pas la possibilité d'abandonner mon rêve d'aller en médecine. ''Rêve'', je crois que c'est un bien grand mot, parce que je suis en train de reconsidérer cette aspiration sérieusement. Peut-être que ce à quoi je m'attendais de cette profession ne s'y apparente pas du tout ? J'ai toujours pensé que d'aller à l'université en médecine serait une partie de plaisir, mais plus j'y pense, plus ça signifie : science pendant 3 ans. La partie ''pratique'', ça doit être formidable, mais suis-je prête à étudier nuit et jour pendant des années, pour le plaisir de découper dans les gens (oui, je veux découper dans les gens) ? Mon cerveau et moi manquons de communication.
2) Ensuite, je crois que c'est parce que je suis une pure moumoune. J'ai peur, si je change de programme (et de toutes façons il est trop tard), de changer d'idée en cours de route pour aller, par exemple, en sciences de la nutrition (qui, ma foi, me semble assez érotique), et de ne pas pouvoir le faire puisque je n'aurai pas fait mon cours de sciences nature. Une partie tyrannique de mon cerveau a besoin de sécurité, et elle fait la loi sur les autres. Ainsi, je n'ai plus le choix, je dois faire le cours qui me donne accès au plus d'options.
J'emmerde tous ceux qui savent ce qu'ils vont faire et qui ont le courage de lâcher le programme de sciences de la nature.